GRDPS

Ça y est, c’est enfin terminé : nous ne recevons plus les milliers d’e-mails totalement inutiles nous rappelant que l’UE, dans sa grande efficacité, a décidé de s’attaquer au fichage des internautes via le fameux GRDPS. Une sacrée avancée dans la production des accouchements éléphantesques capables non plus de donner naissance à une souris, mais plutôt à un poux microscopique prêt à nous sucer nos données.

C’est l’arrivée de nouveau parasites qui est annoncée, nous nous grattons déjà la tête à se demander ce que les europarlementaires ont bien pu passer de temps pour en arriver à cette aberration. Déjà, tout le monde a remarqué en surfant sur son téléphone intelligent que la case #cookies prend maintenant l’entièreté de son écran. De plus, la fameuse petite croix à cocher « NON JE N’ACCEPTE PAS D’ÊTRE TRACÉ, CAR JE VIENS SUR TON SITE UNIQUEMENT POUR LIRE CE QUI S’Y TROUVE ! » n’existe toujours pas.

Il est là le problème : le « non, je ne veux pas être tracé n’existe pas ». Quelques sites plus « polis » que d’autres, permettent de décocher toutes les cases de traçage, mais la majorité d’entre eux joue sur le fait que la plupart des internautes vont cocher le « j’accepte » sans se préoccuper de rien d’autre. Des scripts sont même déjà disponibles pour ne pas devoir le faire soi-même.

Seulement, si comme moi, vous êtes contre le traçage, il ne faut pas attendre l’UE pour réglementer. Dans ce cas, ce sont les grands cabinets d’avocat à la recherche du profit facile et abusant de la peur de l’effet d’amende qui sont les grands gagnants… Un peu comme le fameux bug de l’an 2000. Il est grand temps de cesser d’être les assistés du net. Non, les datas récoltées ne nous rendrons pas plus beaux, plus intelligents ou ferons revenir l’amour qui s’est enfui depuis des années.

À quoi servent les datas ? À gagner du pognon sur notre façon de surfer. Au même titre que la télévision libère du temps de cerveau pour Coca-Cola, les données sont utilisées pour voler notre temps et nous faire cliquer sur tout et n’importe quoi du moment que les sites peuvent rentabiliser les serveurs loués.

Que faire pour libérer le net de ces requins des données ? À l’instar de l’inventeur du pop-up qui ne sera jamais pendu ni poursuivi, il suffit de lutter contre cette pollution. Simple, clair efficace : Firefox avec les modules complémentaires Ublock origin, Ghostery, Disconnect et self destroying cookies. Vos pages seront toutes propres, comme sur mon blog où il n’y a aucune pub et vous n’êtes pas tracés.

Et si ça marche, les sites dont nous sommes le produit vont fermer petit à petit… et là, on va se marrer.

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