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#Madagascar, Air Madagascar

La grande découverte du jour est celle de la compagnie nationale Air Madagascar. Une compagnie qui sort de l’ordinaire pour ceux et celles qui sont habitués à la rigueur des horaires occidentaux. Je me demande même si elle ne sert pas de modèle idéologique à notre chère S.N.C.B.

Nous achetons nos billets vers 14h30 pour le lendemain matin 10H00, Tana-Tulear, au guichet de l’aéroport. Au moment de payer, nous sommes dirigés vers un autre bureau que celui où nous commandons les billets. Nous payons et sommes attendus à 08h00 pour l’avion passant d’abord par Fort Dauphin. Nous signalons que nous avons des suppléments bagages, mais nous ne pouvons les régler de suite.

Vu la réputation d’Air Madagascar, tout me paraît très, trop simple… L’avenir me donnera raison. Arrivés à l’aéroport à 08h00 comme prévu avec tout notre barda, tout nous semble étrangement calme… L’ouverture des portes de la zone des vols nationaux vers 09h00 confirme nos doutes. Nous tendons nos billets et l’hôtesse est perplexe, car l’avion n’existe pas. Le prochain n’est que le soir vers 20h00.

Retour au guichet initial pour se plaindre et faire changer les billets. Bien entendu, la personne qui s’est occupée de nous la veille n’est pas présente. « Vous n’avez pas été prévenus que l’avion était annulé? ». En toute logique, étant donné que le brillant collaborateur n’avait pas demandé un numéro où nous joindre, cela eut été un peu difficile… Enfin, ils acceptent de déjà enregistrer nos bagages, histoire que nous en soyons débarrassés pour notre longue attente.

Retour en zone transit. C’est l’heure de constater que nous avons un supplément bagage à payer. Vous savez, celui qu’on n’a pas pu régler la veille. Ce n’est pas grave, c’est le même prix, mais évidemment, il faut retourner au bureau de paiement que nous connaissions déjà pour revenir avec la preuve de la transaction. Et hop, encore un aller-retour.

Il est donc environ 10 heures du matin, nous avons 10 heures à tuer avant de se retrouver dans le sud. Nous décidons de prendre une navette vers le centre de Tana pour visiter. Trois minibus sont alignés, pas d’horaires, personne pour nous renseigner, au bout de 15 minutes d’attente dans une chaleur étouffante, nous décidâmes de ne pas aller au centre-ville et de retourner dans le bistrot que nous avions découvert la veille, juste en face de l’aéroport. 10 heures 30 : première bière d’une longue série…

Alors que nous commencions à ressentir les effets d’un apéro forcé et que nous rendions compte que l’attente allait être très longue, un coup de téléphone vient nous surprendre à 13 heures 30.

« Monsieur Boucher? Vous êtes où?
À Tana, pourquoi?
Ah ben, vous ne serez jamais à l’heure pour votre avion, il part à 14 heures.
Quand je dis Tana, c’est juste en face de l’aéroport! On arrive!!! »

Je tends le téléphone à la très gentille serveuse qui explique exactement où nous sommes. Nous réglons la note et courons jusque l’aéroport. Une haie d’honneur nous attend pour nous faire passer les contrôles en express et faire reconnaître nos bagages. On arrive dans l’avion, on s’excuse et l’équipage semble étonné que nous étions prévu à 20 heures…

L’avion est presque vide et nous parvenons à avoir une dernière surprise : nous arrivons directement à Tuléar, plus de passage par Fort-Dauphin. Le ballet des chauffeurs de taxi, porteurs de bagages et autres négociateurs en tout genre recommence. Nous sautons dans une 4L construite pour durer et nous arrivons enfin en bord de mer. Santé et merci Air Madagascar.

Il faut tout de même souligner la grande gentillesse des malgaches. J’y reviendrai dans un autre billet, mais malgré nos aller-retour et notre impatience, nous avons découvert l’envie de bien faire lors de l’appel téléphonique et notre course vers l’aéronef. Du début à la fin, il y avait les sourires et les coups de main, parce que mine de rien, c’était un peu déconcertant comme journée.

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Nicolas

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